Le transport en commun peu commode

Le transport en commun est considéré comme une alternative à la voiture qui permet de réduire considérablement son empreinte écologique.

C’est faux.

En réalité, le transport en commun au Québec est un moyen de déplacement de seconde classe qui se compare très mal à la voiture (on le voit même sur les photos).

VS

Autobus (A) Il faut attendre entre 10 et 15 minutes qu’il arrive
Voiture (V) Elle vous attend sagement à la porte

A Les places assises sont rares
V Vous êtes toujours assis, et dans un siège confortable en plus

A Il est souvent bondé de monde et vous vous entassé comme des sardines
V Même à cinq dans une Toyota Écho, vous ne serez jamais aussi entassé

A L’été, il fait chaud pour mourir (même quand l’autobus n’est pas bondé)
V Vous êtes au frais à l’air climatisée

A L’hiver, il faut attendre dans le froid et le vent sur le coin d’une rue
V Vous avez le loisir de faire chauffer votre carrosse avant de partir

A Si votre destination n’est pas le centre-ville, bonne chance
V Vous pouvez vous rendre où bon vous semble

A Faire vos commissions est une aventure (surtout quand l’autobus est bondé)
V C’est tellement facile; même les centres commerciaux sont conçus pour la voiture

Je vous l’accorde, l’autobus est moins cher. Et c’est justement ce que les clients achètent: une expérience de déplacement déprimante et pénible. Par conséquent, ceux qui utilisent le transport en commun le font surtout parce que…

… ils n’ont pas les moyens d’avoir une voiture
… ils ont la chance d’être sur un trajet bien desservi
… ils sont d’irréductibles environnementalistes
… ils n’ont pas le droit de conduire (les jeunes, les aveugles, etc.)

Tant que ces conditions ne changeront pas, le transport en commun ne sera jamais une alternative crédible à la voiture.

La leçon

C’est là une vérité qui s’applique à la plupart des solutions «écologiques». Si la solution que vous envisagez n’est pas équivalente ou meilleure que la pratique en vigueur, elle est vouée à l’échec.

Il y a une exception qui confirme la règle. Les gens sont prêts à faire quelques concessions, comme trier leurs déchets pour recycler. Mais dites-vous qu’une concession sera un frein à l’adoption de nouveaux produits ou de nouvelles habitudes.

En revanche, les gens sauteront sur une solution si elle supérieure en tout point. C’est de cette façon que les CD ont remplacés les vinyles, les caméras numériques le film et la voiture… le train !