Tendances et révolution: que nous réserve 2011?



L’essor du papiel

L’an dernier à pareille date, j’y allais de ma prévision non pas de l’année 2010, mais de la décennie. J’avais tout misé sur l’émergence du papier électronique, que je persiste à appeler papiel et non tablette.

Un an plus tard, on peut déjà dire que le mouvement est bien commencé, avec l’arrivée spectaculaire du iPad (il n’était pas encore connu en janvier dernier).

On peut aussi dire sans se tromper que 2011 sera l’année de l’arrivée d’une réelle concurrence dans ce domaine. Compaq, HP, Blackberry et de nombreux autres viendront s’ajouter aux Sony, Amazon et autres Apple déjà sur le marché. D’ici la fin de l’année, au moins une quinzaine de modèles seront disponibles.

Ce scénario ressemble drôlement à celui qui s’est produit avec l’apparition des caméras numériques, au tournant des années 90. Au début, la qualité était horrible, la capacité des appareils et leur prix les rendants tout à fait inintéressant. Puis, un modèle, puis deux, puis une myriade de concurrents se sont mis à lancer des modèles à tous les six mois, chaque fois plus performant et moins cher que celui qu’il remplaçait.

Au bout de 10 ans… les appareils argentiques agonisaient. Nikon a mis fin à sa production, au profit du numérique.

L’arrivée de l’étiquette carbone


2011 verra, selon moi, naître le marché des étiquettes carbones. La revue L’actualité alimentaire présente ce mois-ci un article très complet sur le sujet. Il n’est malheureusement pas en ligne. J’en parle également en détail dans mon dernier livre, Le grand mensonge vert.

En bref, les étiquettes carbones consistent à ajouter un logo sur les produits présentant la teneur en CO2 sur l’ensemble de son cycle de vie. Ainsi, on peut lire sur le logo de Carbon Trust (une empreinte de pied noire) d’une marque de jus d’orange contient quelque 200 g de CO2 équivalent.

Ces étiquettes ont l’avantage de présenter une information sur la performance du produit (en matière de changement climatique), et non pas simplement des caractéristiques, comme dire que l’emballage est recyclable, ou que les oranges sont issues de l’agriculture biologique.

Grâce à elle, et pour la première fois, les fabricants seront enfin différenciés sur leurs émissions de gaz à effet de serre. Et ils ne pourront plus se cacher derrière des affirmations incomplètes, exagérées, trompeuses ou mensongères…

La fin de la suprémacie du moteur à essence


Pour la première fois en plus d’un siècle d’histoire (à l’exception de l’épisode ratée des années 90), le moteur à essence devra partager les routes. En 2011, plusieurs fabricants, dont Nissan et GM, mettront en vente une voiture électrique.

Bien sûr, ce n’est qu’un premier pas. Mais sa symbolique est, selon moi, aussi importante que le premier pas de l’Homme sur la lune. C’est le signe que l’ère de la voiture à essence appartiendra essentiellement au XXe siècle. Les 30 prochaines années serviront de transition du parc automobile mondial vers une fragmentation des technologies (le moteur électrique ne sera pas le seul) qui propulseront nos véhicules de manière plus efficace. Et 2011 aura été l’année charnière.

Et vous, quelles sont vos prévisions pour 2011 en matière de développement durable?