L'heure est grave… Et on s'en fout!

Changement-climatique-GIEC-2014Chers amis, l’heure est grave… Et je n’utilise pas le terme à la légère.

La semaine dernière paraissait le cinquième rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC).

Le constat des scientifiques est plus alarmant que jamais:

  1. «L’atmosphère et les océans se sont réchauffés, les quantités de glaces et de neige ont diminué, les niveaux des océans ont augmenté.» (note: remarquez que nous ne sommes plus dans les projections ici, mais dans les faits, mesurés et vérifiés…)
  2. «Certains risques sont considérables, même avec une hausse de 1oC […]. Un réchauffement de 4 degrés comporte des risques «élevés ou très élevés»pour plusieurs systèmes, dont l’extinction des espèces, la sécurité alimentaireet même des activités humaines normales comme le travail à l’extérieur.»
  3. L’acidification des océans causées par le surplus de CO2 dans l’atmosphère rend l’eau trop acide, ce qui menace tous les crustacés, particulièrement ceux à la base de la chaine alimentaire.
  4. «Une grande part des changements climatiques causés par les émissions humaines de CO2 sont GRAVES, ÉTENDUES et IRRÉVERSIBLES et ils vont se poursuivre sur des siècles, voire des millénaires.»

Le rapport à été produit par plus de 900 scientifiques des quatre coins de la planète. De par la démarche employée depuis des décennies maintenant, les conclusions laissent peu de place au doute.

«Le consensus n’a jamais été aussi FORT sur les principaux phénomènes à l’oeuvre et leurs conséquences actuelles et futures. Les témoins du réchauffement sont nombreux et crédibles», dit-on.

Et leur recommandation n’est pas banale: il faudrait réduire les émissions de GES de 40 à 70% d’ici 2050 par rapport à 2010, et les éliminer complètement d’ici 2100.

Où sont les médias?

Ce message aux conséquences potentiellement dramatiques est pourtant passé à peu près INAPERÇU.

Malgré l’importance pour la survie de la vie sur Terre, malgré la gravité de la situation, malgré la notoriété et la crédibilité des auteurs et de la démarche… cette nouvelle ne méritait pas la Une du journal La Presse le 4 novembre dernier.

NON!

Voici plutôt ce qui a fait la Une.

Une-La-Presse-Plus

Comprenons-nous bien, je ne minimise pas la tragédie vécues par les familles des jeunes victimes. Au contraire.

Mais la défaite du Canadien, le duel auto du mois, voire les ambitions de Montréal VERSUS la disparition définitive du climat qui a permis la naissance des civilisations… Vraiment? Le duel auto… entre deux VUS!

Pire, ce rapport ne figure pas dans les cinq premières pages. Pas même dans les 10 premières pages. Il faut se rendre à la page 15 du cahier Actualités pour trouver l’article qui traite du sujet.

Autrement dit, on traite cette nouvelle comme tout autre fait divers, sans plus.

Je rêve? Ou plutôt, est-ce un cauchemar?

C’est bien connu: ce qui n’est pas dans le journal n’est pas sur le radar des politiciens.

Que l’on soit indifférent aux élections scolaires, je veux bien. Que l’on soit insensibles face aux guerres et aux famines en Syrie et ailleurs me désole. Mais que l’on ignore les risques posés par le dérèglement climatique pour la survie de notre espèce (et de plusieurs autres) sur Terre… C’est immoral.

Que pouvons-nous faire, nous simple citoyen?

Individuellement, notre pouvoir d’INFLUENCE est limité. Mais limité ne veut pas dire inexistant.

Il est bien sûr possible de manifester, de boycotter, d’écrire à nos élus, de publier une lettre dans le journal, de sensibiliser notre réseau d’amis, de filmer, de dénoncer, d’exiger…

Bien sûr, je vous encourage à faire une ou plusieurs de ces actions. Ce n’est cependant pas la voie que j’ai choisi.

En tant qu’entrepreneur, j’ai la certitude que les entreprises font parties de la solution.

En disant cela, je ne déresponsabilise pas l’État. Loin de là. À mon humble avis, ce n’est pas le moyen le plus efficace pour y arriver, du moins pour le moment.

Depuis plus de 10 ans maintenant, j’ai appris qu’en parlant aux entreprises du retour sur investissement des actions pour réduire leur empreinte carbone, il est possible d’apporter des changements réels et durables.

Si chacun d’entre vous s’engageait à convaincre au moins une entreprise d’ici les six prochains mois à améliorer son bilan, nous ne sauverions pas la planète – pas encore – mais nous ferions un sérieux pas dans la bonne direction.

C’est pourquoi, à partir de lundi prochain, Francine Craig, qui a coordonné le projet de la norme BNQ 21000 sur l’intégration du développement durable dans les entreprises et moi lançons une série de trois formations en ligne.

Vous verrez dans cette formation étalée sur deux semaines:

  • Comment vendre le développement durable à des dirigeants.
  • Comment évaluer facilement les pratiques DD d’une entreprise.
  • Par où commencer une fois que la direction est engagée.
  • Des témoignages de dirigeants qui ont entrepris un virage.
  • Des réponses à vos questions LIVE.
  • Et plus encore…

C’est gratuit. Inscription obligatoire. Places limitées.

>>Cliquez ici pour vous inscrire dès maintenant<<

Francine et moi sommes bien conscients de nos limites, et cette formation n’a pas la prétention de solutionner le problème climatique.

Mais nous savons, pour l’avoir maintenant testé dans plus de 200 entreprises, que les techniques et les outils que nous allons partager avec vous fonctionnent.

D’ailleurs, nous allons présenter, dans le cadre de la formation, les résultats d’un sondage sur la RENTABILITÉ d’une approche de développement durable dans un groupe d’entreprises qui ont participé aux projets pilotes.

Tous les détails seront communiqués aux participants inscrits dans le cadre de la formation.

>>Réservez votre place dès maintenant (100% gratuit)<<

On se reparle lundi.

— Jean-Sébastien