Le projet qui me paralyse (de peur) depuis deux ans

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Vous arrive-t-il parfois de vouloir réaliser un projet et de ne pas le faire?

Pas parce que vous manquez de temps (on peut toujours prioriser).

Pas parce que vous êtes paresseux.

Mais parce que vous avez peur!

C’est ce qui m’est arrivé en 2013, puis encore en 2014.

Pour briser ce mauvais sort, je vais vous dévoiler aujourd’hui quel est ce projet – et pourquoi j’ai peur, encore plus maintenant que je vous en parle.

VOICI CE QUI S’EST PASSÉ…

En 2013, j’avais envoyé aux membres de ma liste de diffusion (cliquez ici pour devenir membre, c’est gratuit) un courriel dans lequel j’indiquais discrètement que j’avais un projet sur lequel je travaillais, et que j’en parlerais bientôt – comprendre d’ici quelques semaines.

Deux ans plus tard, mes lecteurs attendent encore.

… RIEN!

S’il ne s’est rien passé depuis tout ce temps, si mon projet est encore à l’état précellulaire, ce n’est pas parce que je suis paresseux.

Depuis ce temps, j’ai lancé un troisième livre (Au secours! La planète se meurt et mon boss s’en fout), cofondé le Programme de formation BNQ 21000 avec Francine Craig et mis sur pied le Programme job de rêve en aout dernier… En plus de mon «vrai» travail de consultant chez Ellio, de mes implications sociales comme président de l’Association des professionnels en développement durable ou sur le comité de la certification écoresponsable du Conseil des industries durables.

DES EXCUSES

Certains diront peut-être que j’avais entrepris trop de projets. C’est une excuse.

Si j’ai choisi de m’investir dans d’autres projets, c’est en partie à cause d’une mauvaise gestion de mes priorités, mais aussi, beaucoup, à cause de la peur.

Cette année, j’ai décidé que c’en était assez.

ASSEZ! JE M’ENGAGE

Le développement durable, c’est d’abord et avant tout une gestion du changement.

Les études en gestion du changement montrent que plus on s’engage formellement à faire quelque chose, plus on a de chance de passer à l’action.

C’est donc ce que je fais aujourd’hui: je m’engage publiquement.

Entre 2008 et 2012, j’ai eu l’immense bonheur d’avoir une chronique hebdomadaire à la radio communautaire de CIBL au micro de Dario Iezonni (directeur à la brûlerie Santropol) et de Marie-Hélène Taschereau (animatrice à Télé-Québec).

Depuis la fin de ma participation, ça me manque. J’adore écrire, mais je pense que j’aime encore plus la radio. J’ai toujours voulu avoir ma propre émission de radio… Pas sur les ondes d’une radio «officielle» – trop de contraintes.

Je parle de produire une émission de radio en ligne, format podcast.

Pour ceux qui ne connaissent pas les podcasts, ce sont des émissions diffusées en ligne gratuitement. Vous pouvez choisir d’écouter l’émission de votre choix, sur la thématique qui vous intéresse. Il est ainsi possible d’écouter toutes les émissions d’un animateur, ou de sauter d’une émission à l’autre, sans contrainte.

Il existe plusieurs plateformes pour télécharger des podcasts, dont iTunes, le magasin en ligne d’Apple.

Je ne pars pas de zéro…

Décidé à aller de l’avant, à l’été 2013, j’ai réalisé ma première entrevue. Une ca-tas-tro-phe.

Pas que l’invité était mauvais, au contraire, mais la prise de son aurait été meilleure si je m’étais installé derrière un Boeing 747 qui décolle. C’est vous dire…

J’ai ensuite enchainé quatre ou cinq enregistrements en 2014… Mais je suis toujours insatisfait. Donc je n’ai pas publié. La peur… encore la peur.

Longtemps, j’ai pensé que ma peur était la peur d’avoir l’air ridicule. Ce n’est pas ça.

C’est plutôt la peur de décevoir. La peur de m’engager à publier une entrevue et de ne pouvoir y arriver. La peur de créer des attentes.

Vous connaissez ces peurs?

Évidemment, ce n’est pas la première fois que j’ai peur de concrétiser un projet. Ça arrive tout le temps. C’est même une réaction normale chez moi.

Ce qui n’est pas souhaitable, c’est que cette peur devienne paralysante.

En 2015 donc, je m’engage à lancer un podcast sur les valeurs, le leadership, la responsabilité sociale des organisations, la gestion… Tout ça reste encore à préciser. J’aurai l’occasion de revenir sur le format, les contenus, les invités…

Au moins, c’est dit. Voilà.

Et, cette fois, pour éviter la paralysie…

…J’ai développé un outil. C’est un outil qui a été originalement conçu pour les membres du Programme job de rêve, où j’enseigne à trouver un emploi aligné sur vos valeurs et payé à votre juste valeur.

Mais depuis que je m’en sers, tout s’est transformé.

En ce début d’année, où l’on se lance des défis, on prend des résolutions et on réfléchit sur ce que sera notre vie dans un an, j’ai envie de vous faire un cadeau et de partager avec vous cet outil.

S’il est aussi utile à vous qu’à moi, 2015 sera une année incroyable.

On se reparle donc jeudi… D’ici là, je vous souhaite la bonne année. Une année de rêve!

–Jean-Sébastien

P.S. Il m’a fallu tout mon petit change pour réussir à coucher sur papier ce billet. En relisant, je me demande vraiment pourquoi tant de tracas… Maudite peur.

Si vous en avez le courage ou si, comme moi, vous voulez vous engager publiquement, je vous invite à partager votre projet – et votre peur – dans la section commentaire. Je lis tout ce que vous écrivez.

  • Valérie Cusson

    Merci Jean-Sénastien, ton courage est très inspirant!
    Valérie Cusson, Montréal

    • Merci Valérie, et bonne année!

  • Claude Balleux

    Bravo! Faut le faire. Félicitations.

  • Bravo et un incitatif pour nous, à ton image, à vaincre nos propres peurs!

  • Frédéric Dufault

    Salut Jean-Sébastien.
    Félicitations! Je te comprends également… J’ai vaincu une partie de cette peur il y a quelques mois également… Mais je m’aperçois que parfois cette peur, on la fais grossir avec des petits riens et que finalement, ce n’est que des histoires de pêche que l’on finit par croire (ou se croire soi-même!)…!

    • Tu as bien raison Frédéric. C’est la beauté de la chose: il «suffit» de reprogrammer ce que l’on croit pour aller au-delà de nos craintes.

      Bon, c’est parfois plus facile à dire qu’à faire, mais c’est bon de savoir que c’est possible 🙂

  • Annie Gosselin

    Faire face à nos peurs, se lancer dans le vide, croire en ce qui vibre en dedans… c’est souvent déstabilisant, mais on y apprend toujours quelque chose d’intéressant. Dans les cas où les choses tournent moins bien que ce que l’on se l’était imaginé, il nous reste chaque fois la satisfaction d’avoir essayé et d’avoir appris comment se corriger… si l’on souhaitait recommencer… go go go!

  • Christine Fliesen

    bravo Jean-Sébastien! Il faut effectivement se lancer dans l’action mais être prêt aussi a faire face a la critique. Connaitre ses peurs nous permet de nous dépasser si on les affronte bien sur!
    bonne année!

  • Isabelle

    Transparence + dépassement + authenticité + intégrité + communication + mobilisation + changement = Leadership. Monsieur Trudel, vous faites partie des Grands de ce monde.

  • LN

    Le plaisir de lire ( et d écrire ) ces mots libère de toute peur d oser
    J aime et je le dis bravo de cet exercice de style ou le plume côtoie le charme de l écriture fluide et déroutante qui donne juste envie de découvrir ( te )

  • JXpisson

    Bonjour,
    Après des années de recherche, nous allons habiter avec ma famille dans un #écoquartier en #France à #Dijon. Nous allons passer d’un logement “passoire” en énergie, à un logement au normes prometteuse! Ouf, je le vis comme un soulagement. Faire du #temps son ami! Chacune de nos initiatives comptes! Ma goutte d’eau pour faire déborder le vase? Bon courage à chacune et chacun !

    http://www.unir-les-forces-creatrices.com/
    Belle semaine
    Jean-Christophe PISSON

    • Jean-Sébastien Trudel

      [Ellio]

      +1-514-244-4410
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  • Merci Jean Sébastien pour ce grand courage, de dire cela. Je vous comprends totalement, j’ai réussi à créer une énorme utopie toute seule, et quand le jour de sa sortie, cela m’a paralysé totalement pendant quelques semaines. Bon courage, le seul moyen est de commencer, on fait un petit pas, puis un autre, et on s’améliore. Vous m’avez demandé dans l’interview : quel est votre plus grand échec ? parce que c’est comme cela qu’on avance. Alors, foncez vite, pour avoir …de beaux échecs !!! mes meilleurs vœux de bonheur dans cette entreprise magnifique, où je suis certaine vous allez réussir brillamment, et faire beaucoup de bien autour de vous.