Le développement durable est-il OUT?

Le développement durable est-il out-

Il y a quelques mois, j’ai failli tomber en bas de ma chaise en lisant le journal.

Un expert, que je respecte beaucoup, affirmait en effet que le développement durable était «dépassé».

Pire, qu’il avait «échoué»!

Puis, quelques semaines plus tard, un autre auteur affirmait que les gestionnaires devraient BANNIR le terme «développement durable» de leur vocabulaire.

Aujourd’hui, avec le recul, je suis forcé d’admettre qu’ils ont… RAISON!

Dans ce billet, je vais vous révéler pourquoi je suis d’accord avec eux. Nous allons voir qui est responsable et je vais partager ce que nous pouvons (devons?) faire à partir de maintenant.

En terminant, j’ai une question ÜBER importante à vous poser… Mais ne sautons pas d’étapes!

 

Pourquoi le développement durable a échoué

Depuis des années, je commence mes formations avec des équipes dirigeantes en leur demandant d’illustrer ce que représente, pour eux, le développement durable.

Dans 9 cas sur 10, ça se résume à cette équation:

DD = ENVIRONNEMENT = RECYCLAGE

Si seulement c’était mieux avec les années… Mais NON!

Ça fait plus de deux décennies que le concept a été popularisé par la commission Brundtland.

Ironiquement, le mot «environnement» n’apparait même pas dans la définition du développement durable.

J’ai souvent dit que c’était notre travail, en tant que professionnel de cette discipline, d’éduquer les gens et de leur montrer que le DD inclut aussi les impacts sociaux et économiques.

Après plus de 10 ans à faire ce travail, je dois m’inspirer d’Einstein qui disait :

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Un constat s’impose: le discours ne fonctionne pas, car le modèle de développement qui nous a mené au bord du précipice est toujours celui qui domine…

Il faut le reconnaitre, le développement durable est encore perçu comme étant du ressort de l’environnement uniquement. Dans le meilleur des cas, ça demeure un thème en marge du «vrai» processus décisionnel.

Bref, il n’y a pas encore de réelle intégration.

Alors, la question à 100 piastres: À qui la faute?

Aux écologistes, qui culpabilisent les consommateurs utilisant des sacs jetables, habitent des maisons trop grandes et conduisent des SUV?

Aux publicistes, qui ont fait leur choux gras de produits pseudo-écolos sans réellement changer grand chose?

Aux grands dirigeants, qui continuent de prioriser les mêmes indicateurs économiques?

Aux gouvernements, qui manquent cruellement de vision et de leadership?

Aux citoyens, qui ne sont pas très cohérents entre le discours et le portefeuille?

Aux universitaires, qui sont trop souvent déconnectés de la réalité des PME?

NON! Je ne crois pas…

C’est peut-être un problème de rentabilité alors?

Encore faux!

La rentabilité ne fait plus aucun doute et elle est bien démontrée (en voici la preuve).

L’innovation, la prévention en santé et sécurité ou la formation des employés sont des mesures qui s’avèrent aussi très rentables.

Toutes ces bonnes pratiques souffrent néanmoins du même problème que le développement durable (dont elles font d’ailleurs partie)!

Le problème est donc là…

…Dans la capacité des dirigeants à rendre le développement durable opérable.

(NOTE: Vous voulez apprendre à vendre le développement durable à votre patron? Vous cherchez un moyen concret et éprouvé pour mettre en place un plan d’action. Suivez pas à pas la méthode en 7 étapes présentée dans mon livre Au secours! La planète se meurt et mon boss s’en fout.)

Comment intégrer le développement durable dans votre entreprise

Autrement dit, il nous faudra apprendre et transmettre COMMENT intégrer le développement durable dans nos organisations, dans nos sociétés et dans nos moeurs.

Encore là, il n’y a rien de nouveau. Rendre opérable une bonne idée est le défi de tout temps…

Par exemple, Elon Musk, fondateur du fabricant automobile Tesla, n’est certainement pas le premier, ni le seul, à avoir eu l’idée de lancer une entreprise qui fabrique uniquement des véhicules électriques.

Pas plus que le fondateur d’Apple, Steve Jobs, n’a inventé le lecteur MP3 avec son iPod.

Ils sont plutôt les premiers à avoir réussi à révolutionner leur industrie respective.

Ce doit être la même chose avec le développement durable, à une chose près. Son essor ne passera pas par un grand sauveur.

Mais il se passera, assurément.

Chaque fois que la Californie a soif, il y a des esprits créatifs qui réinventent nos manières d’utiliser l’eau douce.

Chaque fois qu’une crise financière secoue la planète, il y a des dirigeants pour revoir les modèles et nos relations avec les banques.

Chaque fois qu’un enfant est retrouvé mort sur une plage, il y a des pressions sur les élus pour mitiger la migration des peuples.

Chaque fois que le prix du pétrole augmente, il y a des investisseurs prêts à financer les énergies alternatives.

C’est pourquoi je crois, moi aussi, que nous devons changer notre discours avec les dirigeants. Nous ne devrions plus leur parler de grands enjeux planétaires. Comme disent nos voisins du Sud: «It’s not actionnable!».

– «On leur parle de quoi alors?» demandez-vous.

On leur parle de SOLUTIONS. Concrètes.

On leur parle de ce qui marche…

On leur parle d’un projet…

On leur parle d’une occasion d’affaires…

On leur parle d’une stratégie…

On leur parle de rentabilité…

On leur parle de leur image…

On leur parle de la gestion des ressources…

On leur parle de la gestion des risques…

Bref, on leur parle de choses concrètes, réalisables et mesurables à court terme (3 à 12 mois).

Par exemple, au lieu de parler de la question des changements climatiques, un enjeu global très diffus qui ne relève pas d’un seul individu, on parle de réduire les coûts de déplacement de l’organisation.

Comment?

Toutes les options peuvent être explorées: téléconférence, covoiturage, voiture plus petite, voire hybride… et ainsi de suite.

Il faut adapter notre langage en conséquence:

  • Au lieu de parler de transport durable ou écologique, parlez de «transport efficient».
  • Au lieu de parler d’écodesign, parlez de «design avancé».
  • Remplacez bâtiment vert par «bâtiment à faible coût d’opération».
  • Rapport de responsabilité sociale devient «rapport annuel intégré».

Vous voyez où je veux en venir?

Inventez un terme s’il le faut. L’idée est de cesser de parler du développement durable pour intégrer ses concepts subtilement dans les processus décisionnels des organisations.

C’est ironique car, il n’y a pas si longtemps, il était bien vu d’avoir un vice-président, responsabilité sociale et développement durable dans une organisation.

Aujourd’hui, je préfère avoir cinq vice-présidents et un président tous responsables d’intégrer le développement durable dans leurs pratiques quotidiennes. 

Le développement durable est dépassé, oui. Mais il est plus nécessaire que jamais. Il est donc de notre responsabilité en tant qu’agent de changement et de leader de changer notre approche pour le rendre opérable.

(NOTE: Vous voulez apprendre à vendre le développement durable à votre patron? Vous cherchez un moyen concret et éprouvé pour mettre en place un plan d’action. Suivez pas à pas la méthode en 7 étapes présentée dans mon livre Au secours! La planète se meurt et mon boss s’en fout.)

Comment intégrer le développement durable dans votre entreprise

Ce qui m’amène à mon dernier point, le plus important: Ma question ÜBER importante 😉

En fait, j’ai deux questions pour vous:

  1. Êtes-vous d’accord pour dire que le développement durable est out? Pourquoi?
  2. Comment vous êtes-vous adaptés dans les derniers mois, les dernières années?

J’aimerais beaucoup vous lire à ce sujet… Suis-je dans le champs? Je crois que nous vivons un profond bouleversement et il est important de pouvoir échanger sur cette tendance. Qu’en pensez-vous?

Répondez dans la section des commentaires ci-dessous, même si ce n’est qu’une phrase. Je lis absolument tout!

— Jean-Sébastien

P.S. Félicitations à Patrick Dupuis, gagnant du sondage présenté dans mon dernier billet. Vous pouvez allez lire ses suggestions et ajouter vos recommandations si ce n’est pas déjà fait.

J’en profite pour remercier à nouveau tous ceux qui ont participé, c’est très apprécié…

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  • Frédéric Bouchard

    Out! Oubliez ce concept car le monde en général se base sur un modèle économique. Concrètement Second Cycle en 2012 nous avont fait un virage au niveau de notre façon de présenter le DD. L’économie circulaire pour changer les pratiques de l’entreprise avec payback à la fin. DD doit rimer avec rentabilité et devient une composante sous-entendu de nos projets. On doit cesser de dire DD devant le client.

    • J’aime cette idée d’économie circulaire, Frédéric. Ça va justement dans le sens de mon propos: c’est plus concret, et applicable à l’échelle de l’organisation. Second Cycle s’est d’ailleurs toujours démarqué à mes yeux par sa capacité à offrir des solutions concrètes et rentables à ses clients.

  • Esther Dormagen

    Oui absolument. Cela fait des mois que nous cherchons à trouver une autre terminologie, un antre angle d’entrée. Pour nous ce sera la réflexion stratégique et le sens au travail.

  • Valérie Demers

    OUT. Je rêve du jour où l’expression DD ne sera plus utilisée. La durabilité peut être implicite et acceptable partout alors que le DD dérange tout le monde. La durabilité évoque la pérennité de l’entreprise pour une entreprise alors que le développement durable évoque des obstacles et des embûches. Il résonne certainement mieux aux oreilles d’une entreprise de contrôler ses externalités négatives que de faire du DD. Merci de le dire tout haut!

  • anon

    Pire que non-opérationnel, le concept sert de “camouflage”. Dans certaine organisation (le gouv. du Québec, jusqu’à un certain point) , on fait “semblant de” pour bien paraître. Sauf, que les employés ne sont pas dupes et décroches. C’est pire que tout. On perd notre temps à faire de “l’agitationnel” pour inscrire des chiffres factices dans des rapports inutiles. Moi, ça m’a fait décroché. Le DD est un “dossier” à part, non intégré et “time consuming” au possible. Une deuxième génération de la stratégie est en cours d’adoption dans les ministères et organismes, j’espère que ce sera mieux, mais j’en doute.

    voilà, je sais que ce n’est pas très constructif, mais bon, je répondais à la question et mes doigts se sont emportés sur le clavier.

    • C’est un constat que je partage aussi. Ce camouflage a d’ailleurs servi à réduire le DD à ce qu’il devenu, je dirais.

      Là où on peut bâtir sur quelque chose, c’est que le problème, lui, est toujours bien concret. Et les gouvernements, comme les entreprises ont toujours leur part de responsabilités les inégalités et la protection du patrimoine culturel et environnemental.

  • Joane Cyr

    Out. En fait le terme est out, pas le concept. La population ne connait aucunement l’essence, et ce depuis le fondement. Oui échec de communication ! La plupart l’associe uniquement à l’environnement, voire aux hippies ?! C’est devenu péjoratif. Le message n’a pas passé du tout. Changer de cap et prendre le même langage que la “majorité visible”, soit “conventionnel”, est une bonne idée. Ne plus proposer de “changement” (car il bouscule les “conventions”) mais parler plutôt de performance, efficience, technologie, expertise … Ne plus mettre l’accent sur des “problèmes” cibles (qui paraissent externes et lointains) mais plutôt sur des méthodes de gestion haute efficacité ? Bonne idée… L’innovation alors ne sera plus perçue comme un danger, une entrave au profit immédiat, et un changement couteux, mais plutôt une source d’opportunités et de rentabilité. Il faut savoir parler la même langue ?

    • Il est en effet important de dissocier le «terme» du concept. En France, c’est surtout le terme de RSE qui a pris le dessus. Personnellement, je n’aime pas ce terme, car il est à la fois associé à quelque chose de négatif (une responsabilité) et de péjoratif (le socialisme).. du moins aux yeux des dirigeants.

      • Joane Cyr

        bien d’accord. Qu’on le veuille ou non, le monde tourne autour du volet économique… Si on veut “convaincre”, il faut parler le même langage que ceux que l’on veut convaincre : ici économique. Si on devait choisir une nouvelle appellation au concept, le mot “économie” devrait probablement y être. C’est ce qui préoccupe les sociétés modernes. Dans la boucle des 3 piliers, c’est celui qui mène. Et dans tous les cas, peu importe l’histoire, les cultures, l’époque, un système économique performant (même sans monnaie !) sera toujours prioritaire pour gérer toutes les ressources d’une et pour une communauté.

    • Thierry Lefèvre

      Oui, c’est tellement bien dit, le terme DD est sans doute galvaudé et correspond (pour certains) à un développement particulier (type économie de l’environnement). Mais le concept (la viabilité de la société ou sa soutenabilité ou sa durabilité) est incontournable. On ne me fera jamais parler “d’efficience” (efficacité en français) en remplacement, ce serait un abandon pur et simple de la volonté (la nécessité) de rendre la civilisation viable. Utiliser “efficience” ne ferait que poursuivre la même trajectoire philosophique et économique que celle suivie actuellement, et depuis le 16e siècle, par notre civilisation, une trajectoire que l’on sait auto-destructrice. Nous pouvons changer les mots, mais choisissons-les adéquatement puisque nous ne pouvons nous passer d’une transformation sociétale profonde (et difficile) qui rende notre civilisation viable. Nous devons tous être conscients et admettre qu’elle ne l’est pas dans notre système socio-technologico-politico-économique. Par suite, viabilité est le terme que je privilégierais. et tant pis si ça heurte les chefs d’entreprise, les citoyens et les politiciens de ce monde. Rendre notre monde viable est aussi, et surtout, un projet positif, rassembleur et motivant pour tout un chacun…

  • Steven Maheux

    C’est out…définitivement…et ça correspond exactement à ce que je vis au quotidien! C’est un étiquette, un terme de « spécialiste » qui veut caractériser une forme particulière de développement pour être capable de faire des phrases moins longues quand il parle (à un autre spécialiste). En s’adressant à des « non spécialistes » en employant le terme DD, 2 mots français pour lesquels tout le monde peut avoir sa propre définition, on ajoute du flou au lieu de communiquer le sens véritable des mots que l’on veut transmettre. Bref, à moins de spécifier le sens des termes techniques que l’on emploie à chaque fois que l’on s’adresse à des clients/élus/citoyens, vaut mieux faire nous même l’effort mental de traduire nos concepts en langage compréhensible et en projet concrets pour lesquels ces gens peuvent percevoir un bénéfice. C’est le gros bon sens! C’est tout un défi (c’est le mien en tout cas!!!) et c’est également une opportunité parce que ça nous oblige à maîtrise les concepts pour arriver à les traduire en projet ayant un minimum d’attrait avant de le présenter. Heureusement, il y a des réseaux qui existent comme l’APPRODD pour s’éduquer entre spécialiste!! Merci de votre implication!!

    • J’adore ton commentaire Steven! J’aime particulièrement quand tu dis que c’est à la fois un défi, mais aussi une occasion pour nous.

      Malheureusement, en revanche, l’APRODD n’est plus! Signe de l’essoufflement de la tendance…

  • Hélène Pavie

    En fait, je pense que depuis Brundtland et les années 90, on évoque effectivement le développement durable comme un nouveau concept, un truc que les grandes entreprises ont utilisé pour avoir une bonne image auprès du public. On l’a rattaché à l’environnement, au recyclage, aux problématiques environnementales mondiales
    (la déforestation, les changements climatiques, etc.). Avec le temps, le
    développement durable a été utilisé à toutes les sauces, mais on l’a surtout
    totalement déconnecté de la réalité. Concrètement, pour une entreprise,
    notamment pour une PME, qui n’a ni ressources en temps, en argent, ou en
    ressources humaines, qu’est ce que ça lui importe de faire du
    « développement durable »? Le chef d’entreprise ne sait même pas à
    quoi ça lui sert. Pour lui, c’est les impacts sur l’environnement et ça lui
    coûte de l’argent. Parlez-lui de santé-sécurité, de rétention, et il y a 90% de
    chance qu’il réponde « Ah, ça c’est du développement durable? ». Alors,
    oui, dans la façon dont on parle du développement durable depuis les années
    1990, c’est out. Mais pas son essence. Il s’agit juste selon moi de transformer
    un terme vague qui a perdue de sa signification, en quelque chose de plus
    concret pour l’entreprise. Parce qu’entre nous, professionnels du milieu, nous
    savons bien que le « développement durable » permet à n’importe
    quelle entreprise de faire des économies, de prendre des décisions logiques qui
    ont du sens, de penser à une stratégie sur le long terme permettant une
    viabilité dans le temps, de trouver des leviers d’innovation, etc. Mais avons-nous
    besoin d’utiliser le terme « développement durable » pour pousser les
    entreprises à s’y mettre? Pas du tout! Mais par contre il s’agit toujours de
    faire des affaires autrement, et de permettre aux entrepreneurs de gérer leurs
    entreprises autrement, parce que l’entreprise d’aujourd’hui, ce n’est pas juste
    faire du profit. D’ailleurs, c’est souvent en amenant l’entreprise à être plus
    rentable, pérenne, et à avoir une meilleure gestion qu’au final…..elle améliore
    ses impacts environnementaux, et pas l’inverse.

  • GL

    Le développement durable est un concept complexe. Il exige donc, du temps et de la formation pour le maîtriser. Sa compréhension est colossale car il nécessite presque de connaître tout sur tout. Ainsi, face à un concept aussi complexe, comment trouver des adeptes. Certains groupes qui s’expriment dans les médias ont simplifiés sa signification: dimension écologique. Le terme développement durable a été trop utilisé, trop répété, … comme une chanson qui est premier au palmares, on s’en lasse, si elle joue trop souvent ou trop longtemps, … L’expression développement durable a perdu son sens, il ne soulève pas les passions que l’on voudrait. Il faut en effet adapté les discours afin de faire du développement durable. Ceux qui s’intéresse au développement durable, doivent reconnaître le concept et l’expression, et savoir l’utiliser modérément, et trouver d’autres vocabulaires qui sont plus compréhensibles pour l’interlocuteur …. Intéressant le sujet proposé, il rejoint ce que je pensais depuis plusieurs années, à force d’être exposé sur le sujet dans mon travail et dans ma formation en “développement durable” et environnement.

  • Ludovic

    Je suis 100% d accord que le DD devrait faire partie integrante de toutes les operations d une entreprise et non pas une autre entité en soi. Ca marche pas ou moins bien.

    Je suis aussi d accord qu on doit renommer les choses pour avoir des objectifs plus concrets.

    J aime bien le mot “efficient” qui englobe le notion de cout et d energie.

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  • Marie-Pier

    Je viens tout juste de relire l’article et de relire également l’ensemble des commentaires. Ça fait 5 ans que je travaille comme conseillère en “développement durable” et depuis 1 an je me rends compte que le terme DD ne passe pas. Je suis arrivée, à quelques occasions, à faire comprendre la portée du concept, mais les cas sont rares… des petites victoires qui ne me suffisent plus. 5 ans à expliquer le concept de DD, à donner des exemples concrets et à me faire dire “tiens la miss écolo”. Oui, le terme a échoué, mais évidement je ne démordrai jamais sur l’importance du concept. Mais quel terme utilisé? Gestion intégrée? Comme dire les choses de façon simple et concrète à des entrepreneur pressés et stressés par un contexte économique vacillant… voilà, je suis en réflexion!

    • Dans la conférence New Metrics 2015 organisée par Sustainable Brands, ils parlaient de la nouvelle économie basée sur les valeurs. Plus près de nous, Novae s’est réinventé, passant du «média du développement durable» au «Portail de l’économie positive et engagée».

      Honnêtement, Marie-Pier, je pense que l’important est de s’adapter à notre auditoire. Si on voit que pour un DG, le terme «développement durable» n’a pas bonne presse, il suffit de l’éviter.

      Dans mon cas, sur ce blog, je pense que ma communauté sait de quoi il est question avec le DD et ça demeure un terme précis. Dans ce contexte, je prévois continuer à l’utiliser ici.

  • Hugue

    Je viens de lire votre article et je cherche désespérément les noms de l’« expert » et de l’« autre auteur » dont vous discuter les affirmations. Serait-il possible de connaître les références ? Merci !