Cinq dirigeants se prononcent sur la rentabilité d’une démarche de développement durable

Rentabilité et développement durable

 

Quand Caroline, une de mes amies, se cherchait une nouvelle voiture, il y a environ un an, elle s’intéressait au modèle que je conduis (pour les curieux, c’est une Toyota Prius V).

Naturellement, avant de faire son choix, elle m’a contacté pour connaitre mes impressions.

C’est exactement ce que font les PDG quand ils doivent prendre une décision pour leur PME.

Ils contactent leurs amis pour savoir si ça vaut la peine.

Le problème, c’est quand aucun de vos amis ne possèdent la marque de voiture qui vous intéresse…

OU, dans le cas présent, aucun ami de votre PDG n’a intégré des pratiques plus durables dans son organisation.

J’ai donc profité du premier Colloque sur la rentabilité et le développement durable organisé par la Chambre de commerce de Laval pour demander à une poignée d’entrepreneurs, de gestionnaires et de décideurs de m’expliquer:

Pourquoi ils recommanderaient à des PME d’intégrer le développement durable dans leurs pratiques de gestion.

Et j’ai aussi – surtout – voulu savoir si c’était réellement rentable!

Voici leur réponses.

1. Marc-André Bovet

Président de BONE Structure

Oeuvrant dans une industrie reconnue pour sa résistance au changement – la construction résidentielle – Marc-André Bovet a su se démarquer avec une solution intéressante.

D’une part, elle élimine la production de déchets sur le chantier.

D’autre part, elle rend les bâtiments modulables et désassemblables en fin de vie (comme un jeu de Mécano).

Le concept d’une maison BONE Structure est d’utiliser une ossature d’acier précoupée et prépercée.

Il suffit d’assembler les morceaux ensemble sur le chantier, ce qui permet des gains de temps importants.

Bone Structure House

Exemple d’une ossature construite à l’aide de la technologie de BONE Structure.

Bref, ça donne une économie de temps et d’argent, une réduction du gaspillage et – l’aspect le plus prometteur à mon avis – la capacité de désassembler la maison en fin de vie, une caractéristique en lien avec l’économie circulaire.

Dans cette video, Marc-André Bovet partage comment l’intégration du développement durable se vie au sein de son organisation.

À la toute fin, portez attention au conseil qu’il offre aux dirigeants de PME qui hésitent encore à aller de l’avant.

 

2. Dominic D’Amour

Directeur de la R-D chez Lavo

Dominic est probablement LA référence québécoise quand il est question de faire sa lessive de manière «propre» (sans jeu de mots!).

Lavo, c’est le fabricant des produits La Parisienne pour la lessive!

En toute transparence, Dominic est aussi un ami et ancien collègue du CIRAIG, à l’École Polytechnique.

Durant sa conférence, il y est allé d’un CRI DU COEUR bien senti quand il a dit:

«Je n’en reviens pas qu’il y a encore des dirigeants qui ont besoin de se faire convaincre de la pertinence du développement durable parce que…»

Je vous laisse regarder la suite dans l’entretien que j’ai eu à ce sujet avec lui à la fin de la journée.

Ah oui! Avant d’oublier: je m’excuse pour la mauvaise qualité de l’image.

Nous avons eu des petits problèmes techniques – ou plutôt de GRANDS problèmes! Dominic est TRÈS grand.

(Sur la vidéo, je suis derrière lui parce que je suis une ou deux marches plus haut que lui; et il me dépasse encore de plusieurs centimètres!).

 

 

(Note: Vous voulez apprendre tous mes trucs et conseils pour vendre le développement durable à votre patron? À un dirigeant? À vos collègues? Je les partage dans mon livre Au secours! La planète se meurt et mon boss s’en fout  – Pour un temps limité, utilisez le code SECOURS pour obtenir 10$ de rabais).

Comment intégrer le développement durable dans votre entreprise

3. Denis Leclerc

Directeur général d’Ecotech Québec

Dans cet entretien, Denis Leclerc met en relief toutes les initiatives du gouvernement du Québec qui insuffleront un vent de changement (et du financement) au cours des prochains mois.

Mais surtout, il explique les occasions d’affaires qui se présentent aux entrepreneurs grâce à l’émergence des technologies propres. Très inspirant!

 

4. Philippe Bourke

Directeur général du Regroupement des Conseils régionaux de l’environnement (CRE)

Philippe déboulonne 3 mythes que l’on entend souvent dans les cercles de PDG au sujet de l’environnement.

Le deuxième est (à mon avis) à la fois surprenant et encourageant (ça montre qu’il y a des besoins)… 😉

 

 

5. Marie Claude Lavallée

Ex-chef d’antenne à Radio-Canada et animatrice au 98,5 FM

L’événement de la Chambre de commerce de Laval était animé par Marie-Claude Lavallée.

J’en ai donc profité pour lui demander ce qu’elle a pensé des témoignages des gens d’affaires qu’elle a interviewé au cours de la journée.

Puis, je lui ai joué un petit tour. À la fin de l’entrevue, je lui ai demandé de répondre à la question qu’elle a posé à chaque participant:

«Que diriez-vous à un dirigeant qui n’est pas encore engagé dans une démarche de développement durable?»

Sa réponse est savoureuse!

 

Maintenant que j’ai partagé avec vous des témoignages de dirigeants de PME qui combinent rentabilité avec durabilité, dites-moi dans la section des commentaires quelle est votre astuce #1 pour «convaincre» un dirigeant de la rentabilité du DD.

Ou, si vous n’y arrivez pas, dites-moi quelle est la principale objection de votre PDG ou client…

C0mme toujours, je lis tous vos commentaires et, qui sait, vos solutions en inspireront sûrement d’autres!

— Jean-Sébastien

 

(Note: Vous voulez apprendre tous mes trucs et conseils pour vendre le développement durable à votre patron? À un dirigeant? À vos collègues? Je les partage dans mon livre Au secours! La planète se meurt et mon boss s’en fout  – Pour un temps limité, utilisez le code SECOURS pour obtenir 10$ de rabais).

Comment intégrer le développement durable dans votre entreprise

  • CRE-Capitale

    Bonjour, merci pour les résumés et les capsules. Toutes ces informations sont très pertinentes. Je travaille principalement en gestion des matières résiduelles et mes plus grands obstacles tournent toujours autour de ces réticences: manque d’espace et manque de temps. Dans les entreprises plus avancées, qui ont entamé des démarches de recyclage par exemple, on mentionne régulièrement que les employés sont réfractaires au tri des matières.
    Je suis ouverte à vos conseils!
    Merci,

  • awa.tilila@gmail.com

    Bonjour, merci pour les résumés et les capsules. Toutes ces informations sont très pertinentes. Je travaille principalement en gestion des matières résiduelles et mes plus grands obstacles tournent toujours autour de ces réticences: manque d’espace et manque de temps. Dans les entreprises plus avancées, qui ont entamé des démarches de recyclage par exemple, on mentionne régulièrement que les employés sont réfractaires au tri des matières.
    Je suis ouverte à vos conseils!
    Merci,

    • Comme dans toute démarche de changement, il peut en effet y avoir des situations plus difficiles.

      Personnellement, je remarque malgré tout que les initiatives de gestion des matières résiduelles sont très prisées par les employées, même quand ce ne sont pas les actions qui devraient être réalisées en priorité dans l’organisation.

      Merci du commentaires:)