80 Hommes pour changer le monde

La COP 21 à Paris n'a pas le même potentiel de sauver la planète que les 80 hommes les plus puissants du monde.

La COP 21 à Paris n'a pas le même potentiel de sauver la planète que les 80 hommes les plus puissants du monde.

Dans le cadre de la COP21, le sommet international sur les changements climatique qui se tient présentement à Paris, une initiative lancée hier a capté mon attention.

Pourquoi?

Parce qu’elle fait naitre chez moi une lueur d’espoir.

Je parle de l’annonce faite par l’homme-le-plus-riche-de-la-planète, Bill Gates. Lui et 24 personnes parmi les plus riches et influentes du monde ont créé la Breakthrough Energy Coalition.

Ensemble, ils s’engagent à investir des milliards de dollars et à travailler avec une vingtaine de pays pour stimuler l’émergence de technologies propres.

Ce n’est pas les milliards promis par cette coalition qui a fait naitre l’espoir chez moi.

Ce sont les PERSONNES impliquées dans la coalition

On entend régulièrement des statistiques rappelant que 80% des ressources de la planète sont contrôlées par seulement 20% de la population mondiale. Mais il y a pire…

Dans une étude publiée en janvier 2014 par Oxfam, on révèle qu’à peine 85 personnes possèdent une richesse équivalente au revenu de plus de la moitié de la population mondiale.

En d’autres mots:

85 personnes ont le même niveau de richesse que 3,5 milliards d'humains! Click To Tweet

D’un point de vue moral, c’est indécent.

Mais je ne partage pas ces données pour faire la moral…

J’en parle pour faire ressortir l’évidence.

Oubliez les chicanes entre Obama et le congrès américain, les positions de Poutine ou les demandes financières des pays émergents…

En réalité, pour lutter efficacement contre les changements climatiques, il suffit de convaincre un petit groupe d’humains d’agir.

Pour lutter contre les changements climatiques, il suffit de convaincre un petit groupe d'humains… Click To Tweet

Est-ce 85 personnes? 50? Ou peut-être 125?

Peu importe le nombre exact.

On comprend que:

Le sort de l’économie mondial, et l’ensemble des pressions effectuées sur les gouvernements, relèvent d’un petits groupe d’humains extra puissants.

Aujourd’hui, il faut aussi reconnaitre que le sort de l’humanité est entre leurs mains.

Depuis 30 ans, on ne peut que constater l’incapacité des gouvernements à mettre en place les solutions politiques, économiques et technologiques pour mitiger les risques.

Même si les leaders mondiaux arrivent à un accord ambitieux à Paris – ce qui est un défi en soi –, il est loin d’être certain qu’ils seront capables de mettre en place les mécanismes nécessaires pour remplir leurs obligations dans leurs pays.

(Pensez à l’échec du protocole de Kyoto.)

Quelque 80 Hommes ont le pouvoir de changer le monde.

Cette idée de «80 Hommes pour changer le monde», inspirée de Jules Vernes, est le titre d’un livre remarquable (lien affilié) écrit par Sylvain Darnil et Mathieu Le Roux.

Les auteurs ont fait le tour du globe pour rencontrer 80 personnes qui changent le monde.

Des gens comme le prix Nobel de la paix Mohammad Yunnus (Grameen Bank), Ray Anderson (Interface) ou Tristan Lecomte (Alter Eco).

Leurs actions sont (très) inspirantes, je le répète.

Imaginez ce qui serait possible si les 80 Hommes du livres n’étaient pas de «petits» entrepreneurs, mais les 80 personnes les plus puissantes et influentes de la planète!

L’initiative de Bill Gates est encourageante, justement parce qu’elle réuni 25 d’entre eux!

Plus encourageant encore, selon moi, c’est la «culture d’innovation» des membres de cette coalition.

On parle de Gates, mais aussi de Zuckerberg, Branson, Bezos et autres génies des technos, oui, mais surtout des leaders qui ont montré leur capacité à créer des ruptures de marché.

Les innovations qu’ils vont financer, jumelées à leur flair d’entrepreneur, a davantage de chance de réussir à faire tomber les grandes pétrolières que les politiques gouvernementales en ont de les obliger à innover.

C’est à peu près ce que dit Bill Gates dans cette vidéo.

Après tout, ce n’est pas l’industrie de la musique qui a inventé le iPod.

L’industrie de l’impression n’est pas derrière le iPad.

L’industrie de l’automobile n’a pas créé Tesla.

De toute évidence, l’industrie pétrolière ne sera pas non plus championne des technologies propres.

 


En terminant, trois petits choses…

1. D’abord, j’aimerais avoir vos idées:

Que faudrait-il faire pour convaincre les gens de ce petit groupe à jouer leur rôle de leader?

Répondez dans la section des commentaires ci-dessous (comme toujours, je lis absolument tous vos commentaires)!

2. Ensuite, pour alimenter la réflexion, j’aimerais vous inviter à partager ce texte dans vos réseaux… Il suffit de cliquer sur l’une des bulles à gauche de l’écran (ou sur les deux flèches au bas si vous êtes sur un mobile ou une tablette).

3. Enfin, si vous n’êtes pas encore membre VIP, je vous invite à vous inscrire à ma liste de diffusion pour ne rien manquer des prochaines mises à jour. Bonus: vous recevrez un accès exclusif à ma boite à outils. Et c’est gratuit!

J’ai hâte de vous lire!

— Jean-Sébastien

P.S. INVITATION SPÉCIALE: Vous pouvez vous inscrire au webinaire spécial qui se tiendra en ligne demain, jeudi 3 décembre à 10h (heure du Québec), 16h (heure de Paris).

Je reçois Dario Iezzoni, ex-DG du Café Santropol et spécialiste du marketing responsable, qui présentera Comment générer des ventes sans tomber dans les pièges du greenwashing avec un minuscule budget.

C’est en direct (aucune rediffusion) et c’est gratuit.

»Cliquez ici pour réserver votre place«